Belgique : un rapport accablant sur la mort en gants blancs

21 Août, 2018
Provenance: fsspx.news

La Commission fédérale pour le contrôle et l'évaluation de l'euthanasie a rendu son huitième rapport au parlement belge. Le texte, consultable en ligne, couvre les années 2016 et 2017 ; il suggère nombre d’interrogations et d’inquiétudes. Plusieurs enfants ont notamment été éliminés. 

Si le nombre de décès par euthanasie s’élevait « seulement » à 349 en 2004, il a grimpé à 2.028 en 2016, pour atteindre 2.309 en 2017. En d'autres termes, entre 6 et 7 personnes meurent quotidiennement en 2018 au Plat pays, dans l’indifférence générale, d'une injection intraveineuse de thiopental, suivie, lorsque cela est nécessaire, d’un traitement au curare garantissant une paralysie musculaire fatale. 

Les quelques soixante-dix pages du rapport sous-tendent toute l’horreur de l’euthanasie légale. Ainsi, si l’on considère les 4.337 cas de suicide assisté enregistrés au cours des deux années en cause, 15% ne seraient pas décédés naturellement avant plusieurs mois, voire plusieurs années : ce qui pose la question d’une prise en charge alternative dans des unités de soins palliatifs. 

Un autre élément mis en relief est la nature de la maladie conduisant à la demande d’euthanasie. Si dans la plupart des cas (64%) il s'agit d'une tumeur cancéreuse, les cas de ce que l'on appelle les polypathologies augmentent rapidement et régulièrement (16,4%). 

Les patients polypathologiques sont soit des patients présentant de multiples facteurs de risque - par exemple hypertension artérielle, diabète, hyperlipidémie - soit des patients présentant plusieurs pathologies chroniques, comme une insuffisance coronarienne, de l’arthrose ou un état dépressif. 

Entre 2016 et 2017, 77 patients ont demandé - dans quelles conditions d’encadrement ? - l'euthanasie pour raison de maladies mentales. Y figurent les troubles de la personnalité, la dépression sévère, l'anxiété ou la schizophrénie. 

Enfin, si dans la majorité des cas la tranche la plus représentée est celle des 60-80 ans, on recense tout de même trois cas de meurtre concernant des mineurs, âgés de 9, 11 et 17 ans… 

La mort en gants blancs est désormais institutionnalisée en Belgique : combien de temps mettra-t-elle avant de se répandre ailleurs ? 

Pour rappel, l’euthanasie qui provoque directement la mort du patient est toujours un crime, car il n’est pas permis de tuer sans faire injure à Dieu ni de recourir à des moyens mauvais même en vue d’un bien. Voir l’étude de Mgr Tissier de Mallerais : l’euthanasie en question.