De nouvelles notes discordantes dans la symphonie synodale

27 Août, 2019
Provenance: fsspx.news
Mgr Rudolf Voderholzer.

L’évêque de Ratisbonne (Allemagne) a une nouvelle fois publiquement mis en cause le processus synodal lancé par les évêques allemands. Pour le prélat, il s’agit ni plus ni moins d’aligner l’Eglise catholique sur le protestantisme. 

Mgr Rudolf Voderholzer n’entend pas se laisser dicter sa conduite par le président de la Conférence des évêques d’Allemagne (DBK), le cardinal Reinhardt Marx, qui a annoncé lors de la dernière assemblée plénière de la DBK, son intention d’entreprendre « un itinéraire synodal contraignant pour l’Eglise en Allemagne ». 

Parcours « contraignant » s’il en est puisqu’il s’agit de remettre en cause le célibat sacerdotal, l’enseignement de l’Eglise en matière de mœurs, et d’adopter des mesures de limitation du pouvoir ecclésial. 

Autant de sujets qui illustrent bien une volonté affichée de « libéraliser la morale sexuelle, la reconnaissance des unions homosexuelles, la dilution de l’autorité de l’Eglise dans le synode, afin de se rapprocher et de s’aligner sur les communautés protestantes », a dénoncé l’évêque de Ratisbonne, lors de l’homélie prononcée le 15 août 2019, dans l’abbaye de Rohr, en Bavière. 

Pour le prélat, une communauté chrétienne fidèle qui « invoque le Nouveau Testament » ne saurait « remettre en cause ouvertement » certains principes non négociables de la foi. 

Déjà, le 11 mai 2019, Mgr Voderholzer avait - en Autriche cette fois-ci - dénoncé un « processus synodal qui vise à inventer une nouvelle Eglise » et qui constituerait selon lui « un chemin de destruction ». On ne saurait si bien dire. Toutefois il importe de ne pas négliger l’origine de la destruction du pouvoir des évêques, qui a commencé avec le concile Vatican II et sa doctrine sur la collégialité. 

Lire également : 

Qu'est-ce que la collégialité ?

La collégialité au concile Vatican II