L’Eglise défiée par la Santa Muerte

04 Avril, 2019
Provenance: fsspx.news

A l’approche de la Semaine sainte, l’archevêque de Sante Fe, au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) a une nouvelle fois mis en garde les fidèles contre une dévotion macabre à Notre-Dame-de-la-sainte-Mort, qui tend à devenir un culte autonome en Amérique centrale. 

« Cette dévotion constitue un véritable danger pour les âmes », explique Mgr John Wester dans des propos rapportés par l’Associated Press le 24 mars 2019. Le prélat craint que ce culte hétérodoxe n’égare les fidèles, car il véhicule « une fausse vision de la mort qui va à l’encontre des enseignements de l’Eglise ». 

La dévotion à la Santa Muerte semble remonter à la fin des années 1960 à Tepatepec ; mais c’est à Mexico, dans le quartier de Tepito, qu’un premier autel public apparaît en 2001. Orné d’un squelette féminin paré d’une longue tunique et couronné d’une auréole, la figure renvoie à l’iconographie mariale. 

En quelques années, le culte s’est répandu dans tout le Mexique, et même au-delà, dans un contexte de crise économique, politique et religieuse. 

La Santa Muerte est une dévotion particulière envers la mort personnifiée, qui se présente comme un recours efficace afin de conjurer les menaces, les risques et les dangers immédiats. 

Il est à noter que ce culte - qui mélange christianisme et croyances pré-colombiennes - ne s’appuie sur aucune hiérarchie et revêt un caractère individualiste. 

Se présentant comme la sainte des désespérés, la Santa Muerte détourne beaucoup d’âmes de la vérité. Preuve qu’il est temps de laisser de côté un certain irénisme naturaliste qui regarde toutes les manifestations religieuses avec bienveillance, afin de réaffirmer que l’Eglise est bien l’unique arche d’espérance et de salut, voulue par le vrai Dieu. Que loin de toute représentation macabre, il n’est d’autre salut qu’en Jésus-Christ et en sa Mère, la très sainte Vierge Marie, toute belle et toute-puissante protectrice des âmes qui se confient à elle. Au pays de Notre-Dame de Guadalupe, nul besoin de se tourner vers des fantômes et des idoles.