Euthanasie : le Supérieur général des Frères de la Charité écarte deux membres belges

23 Octobre, 2018
Provenance: fsspx.news
Frère René Stockman.

Deux membres des Frères de la Charité, en Belgique, n’ont pas vu leur mandat renouvelé par le supérieur général de leur congrégation, en raison de leur approbation de l’euthanasie pour les malades en phase terminale, mais aussi des lacunes dans la gestion des biens de l’Institut au Plat Pays. 

Les Frères de la Charité en Belgique sont, depuis 2017, en conflit ouvert avec leur Supérieur général à Rome, le frère René Stockman, qui refuse la pratique de l’euthanasie dans les centres de soins placés sous la responsabilité des Frères de la Charité. « C’est contraire à la doctrine de l’Eglise », ne cesse-t-il de rappeler. 

Fondés en 1807 à Gand, en Belgique, par le chanoine Pierre-Joseph Triest, les Frères de la Charité sont une congrégation masculine qui se consacre au soin des vieillards, des infirmes et des malades mentaux. 

Le frère René Stockman n’a pas renouvelé le mandat de Luc Lemmens et Veron Raes, deux membres belges assumant des postes de responsabilité et de direction. Le motif invoqué : la possibilité d’euthanasier des patients dans les établissements psychiatriques gérés par la congrégation. 

Le supérieur général accuse par ailleurs ses deux confrères belges d’avoir détourné un million d’euros de la confrérie pour créer une fondation privée. 

La branche belge de la congrégation a réagi par la voix de son économe, Raf de Rycke, qui a déclaré au journal belge De Standaard le 3 octobre 2018, que cette procédure était « irrespectueuse des personnes concernées qui se sont engagées tout au long de leur vie pour la confrérie belge » et se dit « choqué et préoccupé ». Ils craignent même que leur Supérieur vienne « rétablir l’ordre » en Belgique. C’est dire l’état de délabrement moral et spirituel de ces religieux dont on se demande ce qui leur reste de catholique.