L’hérésie féministe ne recule devant aucune élucubration

30 Juillet, 2020
Provenance: fsspx.news

La candidature d’Anne Soupa à l’archevêché de Lyon, le 25 mai 2020, a fait des émules. Un collectif de sept femmes, baptisé « Toutes Apôtres ! », s’est constitué pour présenter leurs candidatures à divers postes dans l’Eglise : évêque, prêtre, diacre ou prédicateur laïc. Ces candidatures ont été déposées à la nonciature de Paris le 22 juillet.

Le collectif s’est fendu d’un communiqué de presse, et a rendu public le dossier des candidates. Le manifeste de l’association explique que « l’absence des femmes en situation de responsabilité – que ce soit à la gouvernance de nos paroisses, de nos diocèses, au Vatican ou comme ministres ordonnées – constitue un scandale autant qu’un contre-témoignage de l’Eglise. Cette immense injustice n’est pas un problème mineur mais blesse l’ensemble du corps ecclésial ».

Le manifeste continue en affirmant qu’il « semble nécessaire, face à l’urgence de la situation, d’enclencher les réformes par quelque part. Or, la discrimination dont les femmes font l’objet est l’une des plus visibles et des plus violentes. (…) L’obstacle à l’ouverture aux femmes, et plus largement aux non-ordonné.e.s, de ces ministères et instances n’est ni théologique ni spirituel, il est politique et culturel ».

Comment le féminisme mène à l’hérésie

Tout ramener à un conflit politique ou culturel est habituel dans la rhétorique féministe. Mais en l’occurrence, ce discours blesse la structure immuable de l’Eglise telle qu’elle a été fondée par Jésus-Christ et ouvre la voie à de multiples hérésies.

Ainsi, le manifeste affirme que « la multiplicité des embûches auxquelles les femmes sont confrontées est révélatrice d’enjeux profonds pour l’Eglise : sortir de la partition clercs-laïcs ; d’une structure de gouvernance excessivement verticale et peu transparente ; de la confusion entre le pouvoir, le sacré et le masculin ; du couplage entre les fonctions sacerdotales et les fonctions exercées dans les instances décisionnelles ; de la discrimination des personnes en raison de leur genre ou de leur style de vie ».

Ces attaques portent atteinte à plusieurs dogmes ou vérités révélées : la charge épiscopale avec ses trois fonctions d’enseignement, de sanctification et de gouvernement ; le sacerdoce réservé aux seuls hommes ; la structure hiérarchique de l’Eglise... Mais nos modernes théologiennes ne s’en embarrassent guère, elles qui imposent à la sainte Eglise leurs propres vues.

Des candidates décomplexées…

Sur ces sept femmes candidates aux fonctions sacrées, trois sont mariées, une est divorcée, une est « prêtre ordonné » par une femme évêque, une est transgenre et une est célibataire.

La prétendue « prêtresse » tombe sous le coup d’une excommunication… Elle-même croit pouvoir se justifier ainsi : « Le canon 1024 réserve l’ordination presbytérale aux viri (hommes de sexe masculin), mais, en toute conscience, je crois qu’il est bon d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. (…) Les lois de l’Eglise, qui ont souvent évolué et ne sont pas de droit divin, ne m’ont pas laissé le choix ». Il semble donc qu’il n’y ait pas de lois de droit divin dans le code de droit canonique. Sans commentaire.

Dans leurs déclarations, ces femmes revendiquent toutes l’égalité stricte et absolue entre les hommes et les femmes, à tous les postes et dans tous les ministères de l’Eglise. Elles se montrent virulentes contre l’institution : « L’Eglise catholique a vidé les églises. […] Ce n’est pas que les gens ne croient pas en Dieu, c’est que l’Eglise rejette. Si on refuse les homosexuels, si on refuse les divorcés-remariés, on n’a plus personne », déclare l’une d’elles.

Sans surprise, la candidate transgenre explique : « Je suis membre depuis 8 ans du Carrefour des Chrétiens inclusifs (association LGBTQI+ croyante et militante), de la communion Béthanie (communauté de prière contemplative qui accueille les personnes homosensibles et transgenres croyantes) et je fréquente la paroisse Saint-Merry. Partout, je participe à l'animation de célébrations activement ouvertes aux croyant.e.s LGBTQI+ » (sic).

Ces égarées savent-elles de quoi elles parlent ? Elles témoignent à leur façon de l’état de déliquescence du catholicisme après cinquante ans de révolution conciliaire. Les plus coupables sont ceux qui, parmi les théologiens et jusqu’au sommet de la hiérarchie de l’Eglise, favorisent ces élucubrations.