La mort en gants blancs saigne les Pays-Bas

08 Février, 2019
Provenance: fsspx.news
Brochure de l'agence Levenseindekliniek.

Quinze ans après que les Pays-Bas ont dépénalisé l'euthanasie et le suicide assisté par un médecin, plus de 25% des décès dans le pays sont provoqués, et ne constituent pas l’issue d’une maladie ou d’autres causes naturelles. 

Les chiffres publiés par The Guardian dans son édition du 18 janvier 2019, prennent en compte les statistiques de l’année 2017 qui recensaient près de 6 600 cas d’euthanasie, 1 900 suicides et quelque 32. 000 personnes décédées au terme d’une « sédation palliative », pratique qui confine à l’euthanasie dans beaucoup de cas. 

Christopher de Bellaigue explique dans les colonnes du journal britannique qu’en 2019, « l’euthanasie est désormais regardée comme un soin médical de base, remboursé d’ailleurs par les cotisations mensuelles que tout citoyen verse à sa compagnie d’assurance ». 

Le droit à l’objection de conscience demeure, mais une agence connue sous le nom de Levenseindekliniek, met en réseau médecins pratiquant l'euthanasie et patients cherchant à mettre fin à leurs jours. En 2017, le Levenseindekliniek était ainsi responsable de la mort de 750 personnes. 

Wesley J. Smith, juriste américain connu outre-Atlantique pour ses positions anti-euthanasie, commente de façon cynique dans National Review : « les Néerlandais ne sont pas des gens horribles, ils sont tout simplement logiques : une fois que la population a largement accepté le principe selon lequel tuer est une réponse acceptable à la souffrance, l’Etat en a tiré toutes les conséquences d’un point de vue légal ». 

Et Wesley J. Smith de conclure : « de telles horreurs se produiront ici aussi (aux Etats-Unis) si nous nous laissons aveugler par cette ‘mentalité’ qui prône l’euthanasie. Que ceux qui ont des yeux pour voir les ouvrent enfin ».