Le parti communiste chinois s’en prend à la Bible pour servir sa propagande

04 Juillet, 2019
Provenance: fsspx.news

Deux organes chrétiens dépendant du Parti communiste chinois (PCC) souhaitent obliger le clergé à intégrer l’idéologie socialiste dans leurs homélies et dans leurs commentaires de la Bible. 

Le 21 mai 2019, deux conseils chrétiens chinois de la province de Shantong, dans l’Est de la Chine, ont publié une circulaire demandant aux ministres des différentes confessions chrétiennes de « guider les croyants dans le renforcement de leur position idéologique en intégrant les valeurs socialistes fondamentales ». 

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces directives, plusieurs lieux de culte - selon le magazine Bitter Winter dont la ligne éditoriale est critique par rapport au Parti communiste chinois - ont été obligés d’accrocher des affiches de propagande présentant des versets de la Bible illustrant les douze principes des valeurs socialistes fondamentales : prospérité, démocratie, civilité, harmonie, liberté, égalité, justice, État de droit, patriotisme, engagement, intégrité et amitié. 

Ainsi, selon le PCC, la notion de démocratie correspondrait à Proverbes 15, 22 : « les projets échouent où manquent les conseils ; mais ils s'affermissent lorsqu'il y a beaucoup de conseillers ». On croit rêver… 

Déjà, fin 2018, une publication du Bureau de théologie de l’archidiocèse de Pékin tentait de faire le lien entre les principes du socialisme chinois et la doctrine catholique : ce à quoi certains fidèles ont rétorqué que cela équivalait à considérer le PCC comme un dieu. 

De plus, le 18 mars 2019, le Comité des affaires ethniques et religieuses de la ville de Wuhan avait lancé une formation de recyclage d’une semaine pour 44 membres du clergé catholique. 

Les cours comprenaient des sujets tels que « l’esprit du 19e Congrès national », « la pensée socialiste de Xi Jinping », ou « les valeurs socialistes fondamentales ». 

Pour mémoire, le 22 septembre 2018, le Saint-Siège avait annoncé la signature, à Pékin, d’un « accord provisoire » avec la République populaire de Chine « sur la nomination des évêques ».  

Pour l’heure ce sont surtout les chrétiens qui semblent faire les frais d’un accord qui, jusqu’ici, n’a en rien ralenti la volonté de sinisation de la religion voulue par le maître de Pékin. Le communisme athée est intrinsèquement pervers, avait prévenu Pie XI dès 1937.