Les dangers mortels du dialogue interreligieux

31 Juillet, 2019
Provenance: fsspx.news
Mgr Indunil Janakaratne Kodithuwakku Kankanamalage (à gauche du pape François).

Le Pape François a nommé secrétaire du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux Mgr Indunil Janakaratne Kodithuwakku Kankanamalage, prêtre du diocèse de Badulla (Sri-Lanka), qui était jusqu’à présent sous-secrétaire de ce dicastère. 

Lors d’un entretien confié à Rome Reports, le prélat a affirmé qu’il existe des « signes clairs que le monde musulman n’accepte pas le djihadisme ». Pour étayer cette affirmation il s’appuie sur le fait de la signature conjointe du Document sur la Fraternité humaine, par le pape François et l’imam d’Al-Azhar, à Abou Dhabi. Et il enchaîne : « c’est un exemple clair ». 

Cet exemple est on ne peut plus malheureux. Comme nous l’avons montré dans plusieurs articles (liens ci-dessous), le Document cité est erroné du côté catholique, et pèche par omission du côté musulman. Vouloir y trouver un « signe clair », c’est se mettre dans une illusion grave, qui se paye malheureusement en victimes. Mgr Kankanamalage aurait-il oublié les attentats islamistes de Pâques dernier, qui ont coûté la vie à 300 personnes dans son propre pays ? 

Cependant, le prélat insiste : en encourageant au dialogue interreligieux, ce texte donne « une orientation pour sortir du tribalisme », le principal problème selon lui. C’est vouloir réduire le phénomène islamiste et ne pas saisir la réalité même de l’islam. 

Le djihad, complètement passé sous silence par le Document, est pourtant un élément essentiel de l’islam pour les musulmans, prescrit par le Coran et la tradition (hadith) islamique. Certes, tout musulman n’est pas un terroriste, mais l’islam porte dans ses gênes ce combat, cette lutte armée pour la cause d’Allah. Pour le faire disparaître, il faudrait retrancher nombre de passages du Coran et annuler une partie de la tradition musulmane. 

Il peut exister une paix partielle fondée sur des éléments naturels, qui est certes déjà un bien, mais reste toujours fragile. Car la paix est œuvre de justice, et seul Jésus-Christ rend à Dieu le culte qui lui revient en justice. Par ses commandements et sa Loi d’amour contenue dans l’Evangile, il est le Roi pacifique qui doit régner sur les individus comme sur les sociétés. 

Malheureusement, depuis Vatican II, l’oubli de cette vérité éminemment religieuse conduit la hiérarchie actuelle à être infidèle au devoir de sa charge. Cet oubli mène à l’aveuglement qui s’aggrave à mesure que se développe sa politique interreligieuse.