Fatima : l’apparition que la Franc-maçonnerie voulut empêcher

10 Août, 2019
Provenance: fsspx.news

Lors de sa première apparition aux trois enfants de Fatima, le dimanche 13 mai 1917, la Vierge leur avait demandé de venir chaque 13 du mois. Mais le 13 août, alors qu’une foule de 20 000 personnes se pressait déjà à la Cova da Iria, aucun des trois pastoureaux n’était présent.

Anticlérical notoire, membre de la Franc-Maçonnerie, Artur de Oliveira Santos cumulait les charges d’administrateur du canton, de président de la Chambre municipale et de substitut du Juge cantonal. Décidé à faire cesser les manifestations qui attirait toujours plus de monde, il entreprit d’enlever les enfants et de les retenir captifs chez lui jusqu’à ce qu’ils avouent leurs mensonges et dévoilent la supercherie.

L’enlèvement des enfants

Usant de fourberie et n’hésitant pas à mentir, il se présenta le matin du 13 août, prétendit croire aux apparitions et vouloir s’assurer de la sécurité des enfants en les conduisant lui-même à la Cova da Iria. Ne parvenant pas à convaincre, il rusa en demandant à les conduire chez le curé du village pour un nouvel entretien. Une fois au presbytère, après que le curé de la paroisse eut interrogé les enfants, l’administrateur les obligea à monter dans sa voiture. Mais, au lieu de les conduire à la Cova da Iria, il tourna en direction de la ville d’Ourem. Quand ils arrivèrent, l’administrateur les enferma dans une pièce et leur déclara qu’ils ne sortiraient pas avant d’avoir révélé le secret.

Pendant ce temps, à la Cova da Iria, la foule attendait en vain l’arrivée des enfants. Quelqu’un annonça que l’administrateur les avait enlevés. Un violent bruit de tonnerre se fit entendre, puis le reflet d’un éclair parut et finalement un petit nuage plana au-dessus du chêne vert où la Vierge avait coutume de parler aux enfants. Ce nuage s’éleva bientôt et disparut, si bien que tout le monde fut convaincu que Notre Dame était certainement venue.

Sur ces entrefaites, les enfants furent soumis à de multiples interrogatoires, neuf en tous. Le 14 août ils furent interrogés séparément et examinés par un médecin. Ne parvenant à obtenir de leur part aucune dénégation ni aveu de mensonge, l’administrateur cantonal décida d’utiliser des armes plus contraignantes. Il les enferma dans la prison publique.

En prison et menacés de mort

Jacinthe souffrait terriblement d’être séparée de ses parents. François était vivement peiné d’avoir manqué le rendez-vous avec Notre-Dame. Les autres prisonniers montrèrent beaucoup de bonté à l’égard des enfants et essayèrent de les consoler.

Sœur Lucie écrit dans ses mémoires : « Ensuite, nous décidâmes de prier le Rosaire. Jacinthe enleva la médaille qu’elle portait à son cou, et demanda à un prisonnier de la suspendre pour elle à un clou planté dans le mur. Agenouillés devant la médaille, nous commençâmes à prier. Les prisonniers priaient avec nous… Ensuite, Jacinthe qui n’avait jamais pleuré pendant les interrogatoires, commença à sangloter en pensant à sa maman. Jacinthe, demandé-je, ne veut-tu pas offrir ce sacrifice à Notre Seigneur ? — Oui, je veux, mais je continue à penser à ma maman et je ne peux m’empêcher de pleurer...  » Tout à coup un garde apparut et appela Jacinthe d’une voix terrible : « L’huile commence à bouillir ; dis le secret si tu ne veux pas brûler !

— Je ne peux pas.

— Tu ne peux pas ? Eh bien, je vais te rendre capable de le faire ! Viens ! »

Elle sortit aussitôt, sans même dire au revoir. Alors, François, avec une joie sereine et sans limite : “S’ils nous tuent comme ils le disent, nous pourrons entrer aussitôt au paradis ! C’est merveilleux ! Rien d’autre ne compte !” Puis, après un moment de silence, “Dieu fasse que Jacinthe n’ai pas peur. Je dirai un Ave Maria pour cela.” »

Peu de temps après, le garde revint chercher François, puis Lucie suivant le même scenario. L’administrateur menaça une troisième fois. Les trois seraient bouillis ensemble ! Il n’ obtint ni le secret ni quelque aveu que ce soit.

Le matin suivant, après un interrogatoire final, les enfants furent reconduits à Fatima. Comme tout le monde était affecté par le comportement de l’administrateur et du curé (les enfants furent enlevés en quittant le presbytère), celui-ci, comprenant la duplicité de l’administrateur, écrivit une déclaration publique affirmant qu’il n’avait rien à voir avec « l’acte odieux et sacrilège que constituait l’enlèvement inopiné des trois enfants ». Grâce à cette lettre publique, le récit des événements de Fatima fut publié pour la première fois dans la presse catholique.

Finalement, le traquenard qui avait pour but d’étouffer les événements qui avaient lieu à Fatima leur fournit une grande publicité, et tourna à la confusion des méchants.