Hommage à la Reine de tous les saints

31 Octobre, 2019
Provenance: fsspx.news

La société des saints est comparable à une Cour. Le Christ en est le Roi de gloire : titre dont il jouit par nature, en tant qu’il est le Fils de Dieu, mais aussi par conquête, depuis qu’il a payé de son sang très précieux le salut de ces âmes bienheureuses qui l’entourent.

Parmi elles, bien entendu, vous figurez, Vierge Marie ; mais à une place toute particulière puisque, dans cette Cour, vous êtes auprès de votre Fils la Reine de tous les saints... si bien que cette Cour céleste est pleinement la vôtre.

Vous en êtes la Reine ! et c’est pourquoi vous êtes assise à la droite du trône de Dieu, rayonnante d’une beauté sublime, ornée du vêtement délicat de toutes les vertus, parée des bijoux somptueux dont votre Enfant lui-même a décoré sa Reine.

Car vous êtes la Reine de Jésus votre Fils, qui vous fut si soumis lors de sa vie terrestre… la Reine du Roi des Cieux, choisie entre toutes les femmes pour être incomparablement élevée... la Reine du Saint des saints, qu’il a fait porter jusqu’à lui par les anges, pour l’honorer magnifiquement, en posant sur sa tête un diadème impérissable.

Vous en êtes la Reine… et il est votre Roi. Ce Roi de tous les saints est avant tout le vôtre : vous en êtes la servante parfaite, il règne en vous plus qu’en quiconque, et vous savez le lui dire avec tant de grâce... Qui a, plus que la reine, la faveur de son roi ? Vous exercez sur Lui un attrait plein de charmes, et sa Bonté pour vous ne vous refuse rien.

C’est donc auprès de Lui que vous régnez sur cette Cour : aussi voit-on les saints vous rendre leurs hommages. Et vous leur souriez, ô Reine de la paix…

Ils admirent la Reine formidable, qui les a si fermement défendus contre leurs ennemis et, forte comme une armée, les a définitivement arrachés à l’enfer.

Ils remercient la Reine prodigue, qui veillait sur les trésors du Roi et y puisa en abondance les bienfaits à répandre : c’est par votre largesse qu’ils sont devenus saints.

Ils vous célèbrent, auguste Reine, et chantent à jamais vos louanges : car comme Esther, vous n’avez pas pensé que vous fussiez élevée pour votre bonheur, mais plutôt afin que votre grandeur vous permît de mieux vous pencher sur l’indigence de votre peuple.

Ils vous exaltent, Reine de miséricorde, pour avoir compati avec tant d’efficacité, secouru et soulagé avec tant de sollicitude la misère des malheureux qui criaient vers vous.

Ils honorent la Reine de douceur et de clémence, qui eut tant pitié des pécheurs et leur accorda toujours son pardon.

Ils vous louent, Reine aimable et puissante, qui avez parlé d’eux à l’oreille du Roi pour qu’il leur ouvre son paradis, et qui les avez ensuite introduits en présence de sa majesté.

Ils magnifient la Reine si prudente, qui veilla sur leur âme chaque jour, et les guida si bien vers le Ciel.

Ils vous vantent, ils vous glorifient, ils vous acclament et vous rendent grâces ! Vraiment ces saints vous doivent tout : aussi vous forment-ils une immense couronne, et vous en êtes si heureuse !

Soyez aussi ma Reine, j’aspire à vous servir ! Sur moi régnez en souveraine : prenez en votre Cœur un enfant qui vous aime.