« L’urgence sanitaire » et « la menace climatique » selon les mondialistes (1)

17 Mai, 2021
Provenance: fsspx.news
La Banque mondiale à Washington, Etats-Unis

Le pape François est intervenu ces derniers temps sur le problème des déplacés climatiques, sur l’après-crise du coronavirus et sur la crise climatique. Toutes ses interventions manifestent le désir d’une solution au niveau mondial, sans se soucier des objectifs réels et des moyens mis en œuvre par les organismes internationaux que sont les Nations unies, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international…

« Orientations pastorales sur les déplacés climatiques »

François a préfacé le document romain intitulé « Orientations pastorales sur les déplacés climatiques » (30 mars 2021). Il invite à trouver « des réponses mondiales » à la question des déplacés climatiques, comme à celle du coronavirus.

Et pour donner du poids à son propos, il n’hésite pas à proposer un passage d’Isaïe, réécrit de façon écologique : « J’imagine ici Dieu disant, par la bouche du prophète Isaïe, ces quelques paroles actualisées : “Venez, discutons de tout cela. Si vous êtes prêts à écouter, nous pouvons encore avoir un grand avenir. Mais si vous refusez d’écouter et d’agir, vous serez dévorés par la chaleur et la pollution, d’un côté par la sécheresse, de l’autre par la montée des eaux.” (Cf. Isaïe 1, 18-20) »

Comme le souligne Riccardo Cascioli dans la Nuova Bussola Quotidiana du 1er avril : « On est consterné de lire ces Orientations pastorales sur les déplacés climatiques, 26 pages d’absurdités scientifiques et économiques, accompagnées d’un saupoudrage de bons sentiments chrétiens et d’engagements à transformer les paroisses en filiales du WWF [World Wide Fund for Nature – Fondation mondiale pour la nature. NDLR].

« Le document a été présenté en grande pompe au Vatican, introduit par un message du pape François, pour donner la mesure de l’importance que le Saint-Siège accorde au thème de la conversion écologique, qui – sur les déplacés climatiques – rejoint le cheval de bataille des migrants. »

Le journaliste italien note un « processus de sécularisation qui semble désormais achevé dans l’Eglise aussi, ou du moins dans les documents publiés par ses dirigeants. Le langage de ce document – qui est destiné à pénétrer jusqu’à la dernière paroisse – en ce qui concerne les questions climatiques et le thème des déplacés, est totalement emprunté aux mouvements écologiques et aux organes de l’ONU.

« Les seules conversions mentionnées sont des modes de vie plus écologiques et le passage à l’énergie provenant de sources renouvelables. Il est révélateur que la seule allusion à une perspective éternelle – à transmettre aux jeunes – s’identifie au “type de conditions environnementales qu’ils laisseront à leurs enfants et petits-enfants”. En d’autres termes, l’éternité elle aussi est réduite à une dimension entièrement terrestre. Tout commentaire semble superflu. »

A propos du « développement durable », Riccardo Cascioli signale une équivoque dramatiquement entretenue sur la fin et les moyens de ce développement : « le pape promeut la croisade écologique en pensant qu’en apportant ainsi de l’aide aux pays pauvres, il le fait au nom des pauvres. En réalité, il donne un grand coup de main à ceux qui veulent éliminer physiquement les pauvres.

« C’est à cela que sert le concept de “développement durable”. C’est écrit noir sur blanc dans le rapport qui a donné naissance à ce concept [voir Our Common Future – Notre avenir à tous – rapport de la commission Brundtland de l’ONU, rédigé en 1987] : pour sauver l’environnement et garantir le développement, il faut réduire la population, en contrôlant les naissances et en stoppant la croissance économique.

« Pas de quoi surprendre : ils descendent tous de sociétés eugénistes et continuent à en défendre les idéaux. [Voir le dossier sur « l’eugénisme hier et aujourd’hui ».]

« Est-il possible qu’au Vatican personne ne se demande pourquoi les nouveaux maîtres qu’ils ont choisis – de Jeffrey Sachs jusqu’en bas de l’organigramme – sont aussi soucieux de l’environnement qu’ils sont acharnés à vouloir la diffusion de la contraception et de l’avortement ?

« Ce n’est pas une coïncidence malheureuse, c’est le résultat d’une réflexion cohérente. C’est de l’eugénisme. Et ces prélats infidèles et ignorants conduisent l’Eglise entière à devenir un instrument des sociétés eugéniques. »

Lettre à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international

Le 8 avril, le pape adressait une lettre à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) dans laquelle il réclamait une « gouvernance globale » pour l’après-crise de la Covid-19.

On peut y lire : « Alors que de nombreux pays consolident actuellement leurs plans de relance individuels, il subsiste toujours le besoin urgent d’un plan mondial capable de créer de nouvelles institutions ou de régénérer les institutions existantes, en particulier celles de la gouvernance globale, et d’aider à construire un nouveau réseau de relations internationales pour faire progresser le développement humain intégral de tous les peuples. »

Et François de citer à plusieurs reprises ses encycliques Laudato si’ (24 mai 2015) et Fratelli tutti (3 octobre 2020).

Comme l’écrit Jeanne Smits sur son blogue du 9 avril : « Est-il nécessaire de rappeler que la Banque mondiale et le FMI ont été au premier rang des institutions qui ont promu le contrôle de la population dans les pays en voie de développement comme condition des aides qui leur étaient apportés, avec contraception et propagande pour le planning familial à la clef ? Quelle confiance faire à la Banque mondiale qui promeut l’avortement légal dans ses documents officiels ?

« Pas plus tard que le 10 novembre dernier, un média pro-avortement argentin anglophone notait – en soulignant qu’il était difficile d’y voir une simple coïncidence – que l’annonce d’une demande de fonds au FMI [par l’Argentine] venait de se faire à une heure d’intervalle avec l’annonce de la nouvelle présentation du projet de loi de légalisation de l’avortement, qui a abouti depuis lors, comme on sait.

« Quant à la concentration du pouvoir financier décriée par le pape François, c’est elle qui précisément permet la promotion et la mise en œuvre de ces objectifs : chez Bill Gates, les grosses fondations et les méga-sociétés qui prônent plus ou moins ouvertement le contrôle de la population, et qui font très visiblement la promotion des droits “inclusifs”, qu’il s’agisse des migrants ou des LGBT, et dont le pouvoir financier sert précisément de levier. »

Et la journaliste française de relever : « Sans surprise, la Sainte Trinité et même Notre Seigneur Jésus-Christ sont aux abonnés absents de la lettre du pape au FMI et à la Banque mondiale. »