Synode sur l’Amazonie : toujours le pire !

23 Octobre, 2019
Provenance: fsspx.news
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Alors que le document final du synode sur l’Amazonie est en train d’être élaboré – en invoquant la figure de saint François d’Assise ! –, les deux semaines de travaux qui viennent de se dérouler, ont été parsemées de manifestations aussi grotesques et choquantes que celles qui l’avaient inauguré.

L’église Santa Maria in Traspontina a été le théâtre de spectacles particulièrement scandaleux. Les images parlent d’elles-mêmes. Danses et rites païens – vaguement christianisés – ont donné libre cours aux esprits chamaniques, plus sûrement qu’au souffle du Saint-Esprit.

Chemin de croix indigène

Le 19 octobre eut lieu un chemin de croix au son des guitares et tambourins, mêlant l’instrument du sacrifice suprême du Christ à des incantations païennes avec encens, plumes et chants loufoques, sans oublier l’inénarrable pirogue avec ses rames, ses filets et ses écriteaux peinturlurés.

Les stations de la voie douloureuse que suivit Notre Seigneur laissèrent place aux souffrances que subit la terre amazonienne : marginalisation, inégalités sociales, indifférence et, bien sûr, dégradation de l’environnement, pollution, exploitation, appauvrissement. 

Participait à ce chemin de croix indigène le cardinal Pedro Barreto, archevêque de Huancayo (Pérou) et vice-président du REPAM (le réseau ecclésial pan-amazonien) : « Le chemin de croix du Christ se trouve aujourd’hui résolument en Amazonie. C’est pourquoi, à son image, comme peuple, nous cheminons depuis ces périphéries existentielles d’Amazonie jusqu’au centre du christianisme que représente Rome ».

Ce n’est plus le Rhin qui se jette dans le Tibre, c’est le fleuve de la Terre Mère divinisée qui charrie son panthéisme syncrétiste et inonde de ses blasphèmes la Ville éternelle.

Pacte amazonien : quand Vatican II rencontre les peuples originaires

Le lendemain, dans les catacombes de Sainte-Domitille, le cardinal Claudio Hummes, rapporteur général du synode, lançait un « Pacte pour la Maison commune », sorte d’engagement pour une « Eglise au visage amazonien, pauvre et servante, prophétique et samaritaine ». En écho à la démarche d’une quarantaine de Pères du concile Vatican II qui s’étaient engagés en 1965 pour « une Eglise servante et pauvre », les participants au synode panamazonien ont renchéri en assumant « l’engagement à défendre la forêt amazonienne » par « l’écologie intégrale », chère au pape François. 

Concrètement, cela signifie : « l’option préférentielle pour les pauvres » et « les peuples originaires », afin de les « aider à préserver leurs terres, leurs cultures, leurs langues, leurs histoires, leurs identités et leur spiritualité ». Derrière ces grands mots se cache la détestation de soi, le reniement d’une Eglise jugée trop occidentale et n’ayant, finalement, jamais su comprendre ces peuples et leurs cultures. Car dorénavant il s’agit de bannir « tout type de mentalité et d’attitude coloniale, en accueillant et valorisant la diversité culturelle, ethnique et linguistique dans un dialogue respectueux avec toutes les traditions spirituelles ». Même païennes ?

Cela signifie encore : « marcher œcuméniquement avec les autres communautés chrétiennes dans l'annonce inculturée et libératrice de l’Evangile, et avec les autres religions et personnes de bonne volonté, en solidarité avec les peuples originaires ». L’héritage de Vatican II se mêle aux cultures des peuples primitifs rebaptisés « originaires », – c’est plus conciliairement correct !

Quel sera le résultat de ces incantations verbeuses qui prétendent faire mieux que des siècles de patiente évangélisation ? Les brumes de l’Amazonie sentent à plein nez une vaste et très médiatique fumisterie. 

Un geste consolateur de l’Eglise affligée

Seule consolation dans cet océan de pitreries malsaines : le geste courageux d’un catholique allant récupérer des statuettes idolâtriques exposées dans l’église Santa Maria in Traspontina pour les jeter dans le Tibre. Un retour aux sources, ou plutôt aux égouts primitifs, que l’on voudrait définitif…

Ces figurines représentent de tristes femmes enceintes symbolisant la Pachamama (la Terre-Mère), déesse païenne adorée par les Incas. Un culte que celui de la Vierge Marie avait réussi à chasser, grâce aux efforts de foi et de charité des missionnaires durant des siècles. Las ! c’était avant Vatican II, l’inculturation et l’apostasie des hommes d’Eglise.