Taïwan : le « non » au mariage homosexuel ignoré par l’intelligentsia

05 Décembre, 2018
Provenance: fsspx.news
La ville de Taipei, capitale de Taïwan.

Les Taïwanais ont voté en masse contre les unions civiles homosexuelles, tandis que l’exécutif se réserve le droit de passer outre l’avis des électeurs. Selon les résultats officiels le non l’a emporté à 67,26%. 

Le 24 novembre 2018, les Taïwanais ont pu se prononcer par voie référendaire sur les unions contre nature. 

Sur cinq motions présentées, trois d'entre elles réaffirmaient la définition traditionnelle du mariage. Ce sont elles qui ont été adoptées par les électeurs, aux dépens des deux autres qui étaient soutenues par les groupes de pression homosexuels. 

Aussitôt après l’annonce des résultats, Annie Huang, dirigeante de la branche taïwanaise d'Amnesty International, a déploré le rejet des « droits du mariage homosexuel » et de « l'éducation inclusive des LGBT dans les écoles » (sic). 

Mais comme l’histoire n’a de cesse de le montrer, la révolution n’hésite pas à mépriser la volonté populaire qu’elle fait mine d’exalter lorsqu’elle lui est favorable ou qu’elle peut la manipuler. C’est ainsi qu’en mai 2018, la Cour suprême de Taïwan a rendu un arrêt déclarant « inconstitutionnelle » l’interdiction du « mariage pour tous », donnant deux ans au gouvernement afin de modifier la loi, et ce quel que soit le verdict des urnes. 

Les résultats du référendum n’ont pas entamé la volonté du gouvernement de parvenir à ses fins : si la légalisation du “mariage” homosexuel devait attendre, une première étape possible pourrait consister en des mesures de protection envers ce type de couples. 

Evidemment, les médias soutenant la légalisation des unions contre-nature n’ont pas tardé à souligner le caractère « purement consultatif » du référendum organisé sur l’île. En somme, cette consultation populaire est en passe de tourner à une triste farce, pour le plus grand détriment de l’ordre naturel et de la famille.