Viktor Orban se pose en défenseur de l’Europe chrétienne

25 Février, 2019
Provenance: fsspx.news

Dans son discours annuel sur l’état de la Nation, le Premier ministre hongrois a décrit la racine des maux qui, selon lui, frappent le continent européen. Il en a profité pour détailler toute une série de mesures visant à relancer la natalité dans son pays. 

Viktor Orban n’a, une fois de plus, pas mâché ses mots : « un monde christiano-musulman voit le jour dans les pays d’immigration, avec une proportion de chrétiens en baisse constante », a-t-il déploré. 

Les responsables ? Il faut, à ses yeux les chercher dans « la gauche européenne (qui) est devenue aujourd’hui la championne des spéculateurs, de la citoyenneté mondiale, du gouvernement mondial et, maintenant, de la migration mondiale, le fossoyeur des nations, de la famille et du mode de vie chrétien ». 

Le discours sur l’état de la Nation intervient quelques semaines avant les élections européennes dont l’enjeu a été rappelé par le chef du gouvernement hongrois : « l'Europe a de nouveau atteint le point où nous devons défendre notre identité hongroise, notre héritage chrétien », a-t-il lancé. 

Afin de résoudre le ralentissement démographique qui frappe son pays - la Hongrie a l’un des taux de fécondité les plus bas de l’OCDE (1,49 enfant par femme) - Viktor Orban a annoncé un plan de soutien aux familles afin d’encourager la natalité. 

Les mesures consistent en un dispositif de prêt spécifique pour les femmes de moins de 40 ans, une exonération d'impôts sur le revenu pour les mères de quatre enfants, la promesse de créer des places de crèche pour chaque enfant d'ici 2022 et des aides sociales pour les grands-parents qui gardent leurs petits-enfants. 

A ses voisins européens tentés de voir dans le leader hongrois, un populiste menant son pays dans une voie sans issue, Viktor Orban aime à rappeler que le salaire minimum a doublé en Hongrie depuis dix ans et que « la croissance de l’économie hongroise a frôlé les 5% ». Tous les pays européens ne peuvent pas en dire autant.