Mgr de Galaretta remet la soutane, la tonsure et les ordres mineurs à 40 séminaristes à Zaitzkofen, Allemagne

Source: District de Belgique - Pays-Bas

Mgr Alfonso de Galaretta s'adresse aux 40 séminaristes

Le jour de la Chandeleur, 12 séminaristes de première année à Zaitzkofen ont reçu la soutane ; 17 autres ont reçu la tonsure et ont ainsi été admis au rang de clercs. Le lendemain, 11 séminaristes de troisième et quatrième année ont reçu les ordres mineurs.

Tout abandonner joyeusement pour le Seigneur crucifié - ce que les candidats à la soutane et à la tonsure avaient envisagé lors de leur retraite préparatoire sur l'apôtre Paul, devient maintenant une réalité. Littéralement, les séminaristes de la première année ont enlevé le "vieil homme" [la nature humaine chargée du péché originel] et ont revêtu le nouveau ; vêtus de soutanes, bénis par l'évêque, ils sont désormais reconnaissables en tant qu'hommes d'Église.

Son Excellence a averti les séminaristes : le renoncement à nous-mêmes, la mortification de notre propre volonté, est la base de la vie sacerdotale. Mais il ne s'agit pas seulement d'un renoncement négatif, mais plutôt d'un don de soi par amour à Jésus crucifié. Le Seigneur a vécu une vie de renoncement par amour, qui l'a conduit à la mort sur la croix. Au cours de la cérémonie, les personnes habillées reçoivent une croix en bois pour leur rappeler ce jour important, mais il ne s'agit pas d'un simple symbole. Il s'agit plutôt de l'idée soulignée par Son Excellence : Dieu nous façonne en envoyant des croix sur le chemin de notre vie. Nous devons les accepter, et pas seulement les accepter, mais les aimer.

Avec l'administration de la tonsure, les séminaristes de deuxième année sont également admis à l'état clérical. Ce qu'a dit Son Excellence s'applique également à eux : si les signes extérieurs de notre état sont un moyen important pour l'apostolat, le moyen essentiel est précisément cette conformité à la volonté de Dieu, qui vient de la mortification et du sacrifice. Plus l'amour est grand, plus le renoncement est parfait, plus la sainteté du Christ rayonnera de nous. Traditionnellement, la splendeur de la chevelure représentait l'honneur mondain, la tonsure son renoncement total symbolique. Mgr de Galarreta n'a donc pas manqué d'utiliser une citation poignante de saint Jean de la Croix comme devise pour les candidats : "Aimer, c'est travailler à sortir complètement de soi-même, à renoncer à tout ce qui ne mène pas à Dieu".

Chacun des invités présents a dû être profondément impressionné de voir un si grand nombre de candidats, à ces deux étapes importantes sur le chemin du sacerdoce, rassemblés dans le chœur de la petite chapelle de notre séminaire. Certains se sont peut-être involontairement rappelé les images des décennies passées, lorsque des multitudes de jeunes hommes pleins d'abnégation entraient dans les rangs des guerriers de Dieu. Les nouveaux séminaristes venaient d'Allemagne, de Pologne, de Croatie, des Pays-Bas, de Slovaquie et de la République tchèque ; ceux qui ont été admis à l'état clérical venaient d'Allemagne, de Pologne, d'Autriche, de Hongrie, du Danemark, des Pays-Bas et de Croatie.

Mais ce n'est pas tout : le lendemain, 3 février, la Sainte Eglise a également accueilli six nouveaux lecteurs et cinq nouveaux acolytes. Dans l'homélie de ce jour-là, l'évêque a mis le doigt sur la plaie de notre époque : la négation de la royauté du Christ et le culte de l'homme qui s'y substitue ; l'esprit de naturalisme, qui cherche à supplanter le surnaturel. Un esprit qui a pénétré jusqu'au cœur de l'Église. Toujours en ce jour, Son Excellence a parlé du fondement sur lequel tout doit être reconstruit : Jésus-Christ. Réaliser que l'Église est fondée sur le Christ et sur sa volonté est le patrimoine, le trésor de la Fraternité que nous a laissé Mgr Lefebvre.

Plus les candidats se rapprochent du sacerdoce, plus ils se rapprochent de la responsabilité de renouveler l'Église. Mgr de Galarreta a solennellement souligné que le sacerdoce est essentiel pour ce renouvellement et que le séminaire est essentiel pour la formation du prêtre : "Ici, le Christ est formé dans ceux qui ont besoin de former le Christ dans les autres". Ainsi, ce jour-là, ces 11 candidats ont reçu une partie essentielle de cette formation : une participation encore plus grande au sacerdoce de Jésus-Christ. En définitive, c'est le Seigneur lui-même qui a donné le meilleur exemple en se donnant entièrement à l'Église parce qu'il voulait qu'elle soit sans tache.

Comme les fidèles assistant dans la chapelle et ceux qui ont suivi le livestream ne l'auront pas manqué, il y a eu un incident mineur pendant la consécration des gardes de la porte (Ostiarier). L'un de nos confrères, submergé par l'importance du moment, s'est effondré devant les marches de l'autel. Plusieurs séminaristes l'ont aidé à se relever dans un bel exemple d'amour fraternel. Après que le candidat a quitté le sanctuaire sur ses deux pieds, la cérémonie s'est poursuivie. Comment s'est-elle terminée ? Ce confrère a été autorisé à recevoir son ordination par Mgr de Galarreta dans la chapelle Sainte-Anne, plus tard dans l'après-midi, au cours d'une cérémonie privée.

Ainsi, pour conclure ces journées édifiantes, il ne nous reste plus qu'à dire :
Deo gratias!

(bron tekst en foto's: fsspx.de)

Les trois séminaristes néerlandais : l'abbé Marijn Verbeek (à gauche) a reçu la tonsure, Constant Nieuwenstein (au centre) la soutane, l'abbé Tobias Veselka (à droite) les premières ordres mineurs de lecteur et de portier.

L'abbé Paolo Boghos reçoit les seconds Ordres mineurs

L'abbé Paolo Boghos (de Bruxelles) reçoit les seconds Ordres mineurs

Les séminaristes de première année avant de recevoir la soutane

Constant Nieuwenstein des Pays-Bas (Utrecht) reçoit la soutane

Collation de la tonsure

Réception de l'ordre de lecteur

Photo de groupe avec Monseigneur